Moustique Tigre
Moustique Tigre : Information & Prévention

QUI SUIS JE ? Je suis tout petit (moins de 7 mm), très noir avec des zébrures blanches sur le corps qui m’ont valu mon surnom. Contrairement à certains de mes congénères, je pique le jour, à l’extérieur des habitations, et je suis très vorace ! La nuit, je me repose dans la végétation.

J’affectionne particulièrement l’Homme, en milieu urbain, qui me fournit le « repas » sanguin, nécessaire à la maturation de mes œufs, et les lieux de ponte, qui sont de petites collections d’eau.

Je me déplace très peu (150 mètres environ depuis mon lieu de naissance) car, étrangement, je vole très mal. Mais pour coloniser les territoires, j’ai une astuce : le transport passif ! J’accompagne l’Homme dans ses déplacements. Et oui, je prends la voiture, le train, le bus, les camions et tout autre moyen de transports. Très pratique ! C’est ce qui m’a permis de quitter mon Asie du sud-est natale pour venir m’implanter un peu partout sur la planète, y compris dans une trentaine de départements métropolitains, à ce jour.

J’ai une excellente capacité d’adaptation. En régions tempérées, j’ai une activité de mai à novembre. En période hivernale, mes œufs se mettent en diapause (une sorte d’hibernation) et, dans de « bonnes conditions » (après une mise eau), mon espèce renvient en force la saison suivante. Les Hommes ne m’aiment pas, car si je pique beaucoup, je suis aussi potentiellement vecteur de maladies, comme la dengue, le chikungunya ou le zika. Mais pour cela, il faut que je pique une personne atteinte de cette maladie et se trouvant en période de virémie, ce qui chez nous est heureusement rare. 

* Je suis le moustique Aedes albopictus, surnommé le « moustique tigre »...

 

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Face à ce fléau maintenant récurrent et plus que saisonnier, la Prévention est  le geste prioritaire.

En effet un épandage d’insecticide à grande échelle n’est pas envisageable car interdit par les nouvelles directives européennes dans les zones urbaines. Ce genre d’intervention est réservé aux seuls cas de suspicion d’une personne infectée par la dengue ou le chikungunya, ou dans les zones marécageuses ou d’étangs (traitement aérien), et strictement encadrée par l’ARS, le CG34, l’EID et la Préfecture.

Il est aussi possible de faire appel à des sociétés privées de lutte contre les nuisibles, qui interviennent en domaine privé pour pulvériser des insecticides. Ces interventions coûteuses n’ont malheureusement qu’un impact limité dans le temps et ne traitent qu’une zone précise, sans pour autant détruire les gites larvaires responsables.

La nuisance est particulièrement forte du fait de la fréquence des épisodes pluvieux, qui, à chaque fois remettent en eau les gîtes larvaires(lieux de ponte), engendrant ainsi une nouvelle génération de moustique (5 à 6 jours après la pluie).

La multitude de gîtes larvaires qui existent dans notre environnement proche (seaux, vases, soucoupes, fûts, citernes, gouttières obstruées, bâches non tendues…) fait de chacune et chacun de nous le premier acteur de la lutte contre la prolifération de ce moustique.

Plusieurs gestes simples, économiques et efficaces peuvent être mis en œuvre :

  • du sable dans les coupelles de pots de fleurs évite l’eau stagnante tout en gardant, après arrosage, l’humidité.
  • les collecteurs d’eau de pluie doivent être fermés hermétiquement ou bâchés avec de la toile moustiquaire à maille fine (car le « moustique tigre » est tout petit)
  • Vérifier l’écoulement des eaux des gouttières,
  • Vider une fois par semaine ou ramasser tous les réceptacles dans les jardins, sur les terrasses et les balcons (écuelles pour animaux, bâches non tendues, jouets, outils et objets de jardinage qui peuvent retenir l’eau, etc).

Un seul mot d’ordre : Privons le « moustique tigre » d’eau !  Faisons équipe avant qu’il pique.

C’est au prix d’une lutte incessante, individuelle et collective, au niveau de chez soi et de son quartier, que pourront être réduits les niveaux de populations de « moustiques tigres » et leurs nuisances.

 



 


 
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